Communiqué : Le Parti de Gauche soutient les bloqueur-se-s d’uranium !

Par Julie Del Papa.

Le 12 septembre dernier, des militant-e-s du collectif Stop-Uranium ont bloqué un camion chargé de tétrafluorure d’uranium, un composé chimique radioactif, à sa sortie d’une usine dans la banlieue de Narbonne, afin de mesurer sa radioactivité, d’informer la population, ignorant tout de ces convois, sur leur dangerosité et leur fréquence.

LChaque jour, 3 à 5 camions provenant de cette usine circulent en moyenne, empruntent les autoroutes A9 et A7 sur plus de 200 km, et côtoient les usagers de la route de Narbonne à Pierrelatte (Drôme). Ni la population ni les maires n’en sont pour autant informés.

LLors de cette action non-violente de désobéissance civile, une militante a été interpellée de manière arbitraire et inculpée pour entrave à la circulation, et risque deux ans de prison ainsi que 4500 euro d’amende. Le jour du procès, le 7 janvier 2014, vingt-deux autres participant-e-s à cette action ont demandé, par solidarité, leur comparution volontaire, revendiquant ainsi le caractère collectif et politique de leur acte. Le procès a alors été renvoyé au 20 février pour complément d’information.

LLe Parti de Gauche dénonce la criminalisation des actions militantes pourtant pacifiques et soutient pleinement les lanceurs d’alertes.

LLe Parti de Gauche appelle à ses militant-e-s à se mobiliser le 20 février prochain pour le procès, et à signer dès à présent la pétition en ligne : http://www.sortirdunucleaire.org/Nous-sommes-tou-te-s-des-bloqueurs-ses-d-uranium

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Communiqué : Marc versus Véolia : soutien du Parti de Gauche

Par Corinne Morel Darleux et Julie Del Papa.

Jeudi 16 janvier devait avoir lieu au Palais de Justice d’Avignon le procès qui opposait la multinationale Véolia à Marc, ancien employé de l’entreprise. 

L’eau est un bien universel, mais elle est surtout nécessaire à la vie humaine. Elle ne peut être une marchandise. C’est pour cette raison que Marc a longtemps refusé de couper l’eau à de nombreux foyers, préférant le dialogue avec les usagers afin de trouver une solution, de façon à leur faire éviter une coupure définitive. Un acte politique dont il paye les frais aujourd’hui. En effet, il a été licencié en juin dernier, pour « refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite au non-paiement des factures ».
Une centaine de personnes ont donc répondu à l’appel du collectif de l’eau du Grand Avignon et de la CGT et se sont rassemblés devant le tribunal pour soutenir Marc. Le Front de Gauche était lui aussi présent. Rassemblement qui a été de courte durée puisque nous avons appris que l’avocat de Véolia n’avait pu venir pour cause de maladie.
Le procès est donc reporté et plus que jamais, nous restons mobilisé-e-s pour le droit à l’eau. La lutte continue et nous ne lâcherons rien. 
Le Parti de Gauche rappelle qu’il se battra dans le cadre de la campagne des municipales pour le retour à la régie publique de l’eau, et s’engage à résister aux lobbies de l’eau à Bruxelles, au Parlement Européen.

Le Parti de Gauche appelle tou-te-s ses militant-e-s à signer la pétition en ligne : http://www.virepourledroitaleau.fr/

Communiqué : le choix suicidaire du gouvernement

Par Arthur Morenas, Didier Thévenieau, Mathieu Agostini, Corinne Morel Darleux, et Julie Del Papa.

Le Journal du Dimanche a annoncé que l’État avait pris la décision de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires. Pour l’instant, le Ministre de l’Économie dément que la décision ait été prise mais confirme que ce choix est discuté à la demande d’EDF. Si ce choix de prolonger de 10 ans l’amortissement des centrales nucléaires était officialisé, le gouvernement prendrait une décision de politique énergétique lourde de conséquences. Tant au niveau de la sécurité du parc que du coût social et économique pour la société, ce nouvel épisode en dit long sur sa fourberie et son manque de vision de la transition écologique pourtant urgente à mettre en place.

De l’enfumage économico-libéral auquel il nous avait habitués, le gouvernement est désormais passé maître dans l’enfumage écologique.

Déjà le faux choix du gouvernement de faire passer la part du nucléaire à 50% du mix électrique en 2050, ce qui n’implique strictement rien en termes de fermetures de centrales, était une proposition fumeuse qui émanait d’un accord électoraliste avec EELV et non d’une politique énergétique digne de ce nom pour notre pays. Avec cette décision, le gouvernement solférinien tromperait une fois de plus ses propres alliés électoraux ! Une chose est certaine : nous avions raison d’affirmer que cet accord aboutirait à la prolongation de la durée de vie des centrales françaises et à la construction de nouveaux réacteurs EPR.

Encore plus grave : cette décision interviendrait quelques mois seulement après le Débat National sur la Transition Énergétique (DNTE), qui avait exclu du débat la question du nucléaire. Aujourd’hui, et sans que le peuple n’ait été une seule fois concerté, le gouvernement déciderait donc unilatéralement de prolonger la durée de vie du parc français. En comparaison de cette décision, la commission d’enquête parlementaire proposée par EELV, qui pourtant participe à ce gouvernement, semble hypocrite et bien dérisoire.

Il le ferait au détriment de toutes considérations de sécurité. En effet, des pièces aussi centrales qu’inamovibles comme le cœur du réacteur ont été conçues pour 40 ans, ce qui limite la durée de vie d’une centrale nucléaire. En prolongeant la durée de vie des centrales, le Ministre de l’Écologie ferait un choix suicidaire et inconscient. L’ASN a plusieurs fois rappelé que EDF ne devait pas compter sur une telle prolongation. Or seule l’ASN est habilitée à prolonger la durée de vie des centrales françaises. Cela en dirait long sur la préoccupation de ce gouvernement pour l’intérêt général.

Le Parti de Gauche, dans sa contribution au DNTE, avait tiré la sonnette d’alarme sur la situation de ces travailleur-se-s salariés et sous-traitants touchés par le « grand carnage social ». Cette situation est amenée à empirer avec la « cure de jouvence » que nécessiterait la prolongation des centrales françaises. D’ores et déjà EDF, en Conseil Central d’Entreprise, a rappelé son intention de flexibiliser un peu plus le travail au sein des centrales nucléaires, en amplifiant la plage journalière d’intervention. EDF a aussi annoncé son ambition de relever le taux moyen de disponibilité du parc nucléaire : une décision qui va accroitre encore plus la pression exercée sur les salarié-e-s et sous-traitants du nucléaire, et fragiliser en cela la sécurité des centrales.

Il le ferait enfin au détriment de toute considération économique, l’énergie nucléaire étant une énergie coûteuse et depuis longtemps sous évaluée dans la facture énergétique des Français. Le grand carénage devrait coûter à EDF près de 100 milliards d’euros, qui viennent s’ajouter aux multiples coûts attachés à l’énergie nucléaire. Bien loin d’être une énergie abondante et peu chère, l’électricité nucléaire est couteuse et à l’origine d’un immense gaspillage énergétique.

C’est une décision à des années-lumières de la transition écologique que nous appelons de nos vœux et que nous proposons avec l’écosocialisme. Bien loin des petites combines et de l’enfumage total de l’actuel gouvernement, la politique énergétique doit être replacée au cœur du débat public.

Le Parti de Gauche rappelle son intention de mettre en place la planification écologique. Cette planification permettra de planifier démocratiquement et sur le long terme la bifurcation en profondeur vers l’arrêt du nucléaire par l’engagement d’un véritable plan d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

Communiqué : la schizophrénie du gouvernement

Par Arthur Morenas, David Ammar, Laurent Ayrault et Julie Del Papa.

Une fois de plus, le gouvernement sème la confusion par sa position concernant l’exploration des mines d’hydrocarbures extrêmes.

Après s’être formellement opposé à l’exploration, l’extraction et l’exploitation des gaz et huiles de schiste, le ministre de l’écologie, M. Philippe Martin, a accordé le 7 septembre dernier quatre nouveaux permis de recherches « d’hydrocarbures liquides ou gazeux » en Alsace, en Moselle, dans les Landes et Pyrénées-Atlantiques, ainsi que celui du Nord-Cambrai, qui s’ajoutent aux permis dits « Valenciennois » et « Sud midi ».

Cette nouvelle doit nous alerter car ne nous leurrons pas : s’il ne s’agit aujourd’hui que de recherches, nous savons pertinemment qu’en cas d’évaluation positive, la suite logique sera l’exploitation de ces hydrocarbures.

Les lobbies pétroliers n’en sont pas à leur coup d’essai. En effet, si nous nous sentions protégés par la loi du 13 juillet 2011, ce n’est plus le cas depuis que le Conseil d’Etat a renvoyé devant le Conseil Constitutionnel le 12 juillet dernier la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) qui vise les articles 1 et 3. Ceux-ci interdisent l’exploitation des mines d’hydrocarbures par fracturation hydraulique et abrogent les permis de recherche qui y ont recours. Le manque de cohérence du gouvernement, par manque de position claire, renforce ces lobbies qui sont désormais en embuscade et prêts à tout pour arriver à leurs fins. C’est notamment le cas à Jouarre (Seine-et-Marne) où le pétrolier américain Hess Oil a déjà commencé à forer.

Aujourd’hui, il est plus que nécessaire de se mobiliser contre toute recherche d’hydrocarbures extrêmes ! Nous ne pouvons laisser la porte entre-ouverte aux lobbies pétroliers qui ne cherchent qu’à faire du profit au mépris de l’environnement.

Le Parti de Gauche dénonce les contradictions du gouvernement et demande au Ministre de l’Ecologie d’abroger et refuser toute demande de permis de recherche.
Nous serons mobilisés aux côtés des collectifs « non aux pétroles et gaz de schiste et de houille » et de toutes les forces de gauche et écologistes à l’occasion du No Fracking Day du 19 octobre prochain afin de faire front contre les gaz de schiste et de couche.

Communiqué : Mort d’un salarié du nucléaire : la « faute inexcusable » d’EDF

par Didier Thévenieau, Corinne Morel Darleux et Julie Del Papa.

EDF vient d’être condamnée pour « faute inexcusable » le 27 août dernier, suite à la mort d’un de ses employés en 2009.

Jean-François Cloix, après avoir travaillé pendant 30 ans comme agent chaudronnier à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly et après avoir été exposé à de faibles doses de rayonnements ionisants, est mort d’un cancer du poumon à l’âge de 53 ans. Le tribunal des affaires de sécurité sociale d’Orléans a jugé que « la maladie professionnelle dont était atteint Jean-François Cloix ayant entraîné son décès est la conséquence d’une faute inexcusable de la société EDF » et a estimé que la société n’apportait pas la preuve que le cancer de son employé n’était pas lié aux doses de radioactivité qu’il avait reçues, doses pourtant présentées par EDF comme inoffensives.

EDF avait toujours refusé de reconnaître la moindre maladie professionnelle, elle est cette fois mise par la justice face à sa responsabilité. Mais persistant dans son déni, EDF a annoncé vouloir faire appel de ce jugement. Pendant ce temps, invisible et inodore, sans que l’on en connaisse les conséquences réelles à long terme, la contamination radioactive continue de menacer quotidiennement de nombreux agents EDF et les 20 000 sous-traitants qui reçoivent 80% des doses. Ces travailleur-se-s, directement affecté-e-s aux travaux sous rayonnements, absorbent une dose individuelle moyenne par mois de présence en zone contrôlée 15 à 20 fois supérieure à celle des agents EDF.

La question de leur santé et de leur sécurité doit alors être urgemment posée. La politique de dilution des doses et des responsabilités derrière laquelle EDF se cache depuis des années doit cesser.

Le Parti de Gauche, entre autre dans sa contribution au Débat National sur la Transition Énergétique, attire depuis longtemps l’attention sur le délabrement de la situation des employé-e-s de l’industrie électronucléaire et ses conséquences sur la sûreté et la santé publiques. Il demande qu’une enquête parlementaire fasse rapidement l’état des lieux des conditions de travail dans l’industrie électronucléaire, particulièrement celles des sous-traitants, et que l’État joue son rôle de garant de la sécurité des travailleur-se-s et des populations.

Le Parti de Gauche salue la mémoire de Jean-François Cloix et le courage de sa famille. Il apporte son entier soutien à toutes celles et ceux qui luttent dans ce combat pour la vérité et la justice. Cette première victoire est un espoir pour de nombreux-ses travailleur-se-s qui non seulement souffrent de maladies liées à cette industrie mensongère, mais aussi de l’humiliation d’être renvoyés à l’indifférence. Elle est une alerte dont chacun doit prendre la mesure.

Nier la dangerosité du nucléaire aujourd’hui n’est plus une erreur mais une faute que la justice doit punir.