Communiqué : Soutien aux agents de l’UPMS en grève illimitée à Tricastin

Par Mathieu Agostini, Julie Del Papa, Arthur Morenas, Corinne Morel Darleux, Didier Thévenieau

Alors que la Ministre en charge de l’énergie Delphine Batho affirmait le 30 mai au Sénat que la sûreté nucléaire est la priorité du gouvernement, la réalité du terrain dément les discours des experts qui se veulent rassurants.

Après la centrale nucléaire de Belleville, c’est au tour des pompiers et agents de l’Unité de Protection de la Matière et du Site (UPMS) de se mettre en grève illimitée à l’appel de la CGT.

Ce mouvement de grève fait suite à la mutualisation en cours depuis le 1er avril de la FLS (Force Locale de Sécurité) et de l’UPP (Unité de Protection Physique). Celle ci entraine une baisse des effectifs au détriment de la sécurité des travailleurs. Elle diminue le nombre d’agents et supprime la présence d’infirmiers capables d’effectuer les premiers secours la nuit et le week-end. Une fois de plus au nom des économies on met en péril la population et l’environnement.

Ces salariés luttent pour l’intérêt général. Ce mouvement de grève est un avertissement à Areva qui privilégie la sacro-sainte « compétitivité » au détriment de la sûreté et de conditions de travail satisfaisantes. Il est aussi un appel pour que la démocratie vive dans toutes les entreprises.

Le Parti de Gauche réaffirme son soutien plein et entier à celles et ceux qui luttent et combattent pour la sécurité de tou-te-s. Il réaffirme la nécessaire urgence d’un retour sous maîtrise publique d’EDF, d’Areva et du CEA sous la responsabilité conjointe de l’Etat et des citoyens.

Cela fait des années que nous alertons sur les problèmes de sécurité, de radioprotection et de conditions de travail dans les centrales. Il est grand temps que ces problèmes soient pris en compte par le gouvernement, et non sacrifiées sur l’autel de l’austérité !

Le Parti de Gauche prépare une contribution sur ce sujet dans le cadre du DNTE et rappelle qu’aura lieu le 2 juin à Bollène, tout près du Tricastin, une marche contre l’austérité et pour la 6e République.

 

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Communiqué : Le Parti de Gauche soutient les salarié-e-s d’EDF en grève contre le travail dissimulé

par Didier Thévenieau, Mathieu Agostini, Julie Del Papa

Lundi, à l’appel de Sud-énergie, les salarié-e-s ont entamé un mouvement de grève à la centrale nucléaire de Belleville (Cher), grève qui pourrait s’étendre aux autres centrales de la région : Dampierre-en-Burly (Loiret), Chinon (Indre et Loire) et Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-cher).

Ce mouvement est lié à une enquête ouverte contre EDF, pour « travail dissimulé, délit de marchandage et prêt illicite de main d’oeuvre » entre entreprises sous-traitantes intervenant à la centrale de Belleville, d’après le syndicat Sud-Energie. »

C’est sur la base de procès verbaux envoyés par l’ASN à l’inspection du travail que le procureur de la République de Bourges a fait procéder à des investigations.

Ces conditions de travail insupportables s’appliquent notamment et surtout aux salarié-e-s sous-traitants, qui sont en première ligne face aux dangers de la contamination et qui subissent en silence la dégradation d’une filière qui n’en finit pas de baisser ses coûts et de diluer ses responsabilités, au détriment de la sécurité des populations et du respect de notre environnement.

Ce mouvement de grève est donc un avertissement à EDF qui préfère faire des économies, au sacrifice  de la sûreté et de conditions de travail satisfaisantes.

Le parti de gauche appelle le gouvernement et les autorités compétentes à intervenir en urgence pour qu’EDF obéisse immédiatement aux recommandations de l’ASN. La soumission à l’Intérêt Général ne concerne pas que les ouvriers du nucléaire mais avant tout celles et ceux qui ont la responsabilité des centrales.

Le Parti de Gauche réaffirme son soutien plein et entier à ces employé-e-s qui luttent et combattent pour la sécurité de tou-te-s, notamment face aux menaces de perte de leur emploi, et la nécessaire urgence d’un retour d’EDF, d’AREVA et du CEA sous la responsabilité totale de l’État.