Communiqué : Appel au rassemblement contre les gaz et huile de schiste

Par David  Ammar et Julie Del Papa.

On aurait pu croire qu’au moins en France, face aux enjeux climatiques et grâce à la loi du 11 juillet 2011, la question des gaz et huile de schiste avait été enterrée.

Cependant, depuis que le Conseil d’Etat a renvoyé devant le Conseil Constitutionnel le 12 juillet dernier la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) qui concerne l’article 1 de la loi de juillet 2011 interdisant l’exploitation des mines d’hydrocarbure par fracturation hydraulique, et l’article 3 visant à abroger les permis de recherche ayant recours à cette technique, nous ne pouvons que constater qu’en se focalisant sur la technique tout en minimisant le problème de la fracturation, les lobbies se voient ouvrir une nouvelle porte d’entrée.

En effet le 30 août prochain, le préfet du Gard, Hugues Bousiges, va remettre aux maires de quinze communes1 un rapport prônant la recherche sismique. Celle-ci se base sur l’émission d’ondes acoustiques artificiellesqui, réfléchies par les couches géologiques, permettraient de produire une image du sous-solet donc d’évaluer les réserves. Pour ce faire, des camions de 20 à 30 tonnes parcourent le terrain, augmentant le risque en créant ces ondes, de provoquer des éboulements de roches dans l’eau souterraine, qui devient alors non-potable.

En outre, ne nous leurrons pas : toute recherche de gisement d’hydrocarbures aboutit inévitablement, en cas d’évaluation positive, à rechercher et favoriser son exploitation.

Le Parti de Gauche condamne fermement cette course folle au productivisme, et soutient l’appel des maires du Gard et des collectifs qui appellent au rassemblement contre toute extraction et l’exploitation des gaz et huile de schiste.

Le Parti de Gauche appelle donc ses militant-e-s à se mobiliser le vendredi 30 août à 14h, devant la préfecture de Nîmes.

http://www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article603

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Véoliavignon : nouvelle dérive de la multinationale

Coup dur à la fin du mois de mai pour les Avignonnais-es…

Avignon, commune de plus de 89.000 habitant-e-s, notamment connue pour la gestion privée de ses biens communs, pourrait être rebaptisée Véoliavignon, tant les multinationales comme Véolia, Vinci, etc… ont la main mise sur tous les services dits publics.

Encore une fois, c’est Véolia qui se retrouve au cœur de la polémique. En effet, quelques usagers ont eu la mauvaise surprise de découvrir que des prélèvements automatiques sur leurs comptes courants aient été effectués sans autorisation. Des faits graves que condamne le Collectif de l’Eau du Grand Avignon. Il est plus que temps que ces dérives cessent. Une raison de plus qui nous montre combien une régie publique de l’eau est nécessaire…

C’est d’ailleurs pour cette raison que les Avignonnais-es, à l’appel du Collectif de Mme Landau, se sont retrouvés mercredi 5 juin, à 16h30, à la Mairie, où devait se tenir le Conseil Municipal. Des élu-e-s Front de Gauche étaient présent-e-s pour soutenir le Collectif dans son action. Une lettre ouverte a été remise à Madame la Maire, Maire-José Roig (UMP), afin qu’un débat sur Véolia et la régie de l’eau plus généralement soit ouvert. Cette demande a également été faite par un élu Front de Gauche, André Castelli, à qui Madame Roig s’est empressée de répondre qu’aucun débat sur la régie publique de l’eau n’aurait lieu en Conseil Municipal, car « cette compétence ne relève pas de la commune, mais de la communauté de communes (COGA) ». Mais nous pouvons demander ce qui empêche un simple débat, même si cette décision ne sera pas prise par les élu-e-s municipaux. Ce serait justement l’occasion pour Mme Roig d’entendre les voix et les propositions de ses adjoint-e-s et conseiller-e-s. Il semble évident que Madame la Maire n’est pas très à l’aise avec la démocratie…

Devant ce refus, le Collectif de l’eau compte bien entreprendre de nouvelles actions de sensibilisation, pour résister aux multinationales et leurs collaborateurs.

http://www.mareecitoyenne.fr/index.php/2-non-categorise/29-veoliavignon-nouvelles-derives-de-la-multinationale

Communiqué : Soutien aux agents de l’UPMS en grève illimitée à Tricastin

Par Mathieu Agostini, Julie Del Papa, Arthur Morenas, Corinne Morel Darleux, Didier Thévenieau

Alors que la Ministre en charge de l’énergie Delphine Batho affirmait le 30 mai au Sénat que la sûreté nucléaire est la priorité du gouvernement, la réalité du terrain dément les discours des experts qui se veulent rassurants.

Après la centrale nucléaire de Belleville, c’est au tour des pompiers et agents de l’Unité de Protection de la Matière et du Site (UPMS) de se mettre en grève illimitée à l’appel de la CGT.

Ce mouvement de grève fait suite à la mutualisation en cours depuis le 1er avril de la FLS (Force Locale de Sécurité) et de l’UPP (Unité de Protection Physique). Celle ci entraine une baisse des effectifs au détriment de la sécurité des travailleurs. Elle diminue le nombre d’agents et supprime la présence d’infirmiers capables d’effectuer les premiers secours la nuit et le week-end. Une fois de plus au nom des économies on met en péril la population et l’environnement.

Ces salariés luttent pour l’intérêt général. Ce mouvement de grève est un avertissement à Areva qui privilégie la sacro-sainte « compétitivité » au détriment de la sûreté et de conditions de travail satisfaisantes. Il est aussi un appel pour que la démocratie vive dans toutes les entreprises.

Le Parti de Gauche réaffirme son soutien plein et entier à celles et ceux qui luttent et combattent pour la sécurité de tou-te-s. Il réaffirme la nécessaire urgence d’un retour sous maîtrise publique d’EDF, d’Areva et du CEA sous la responsabilité conjointe de l’Etat et des citoyens.

Cela fait des années que nous alertons sur les problèmes de sécurité, de radioprotection et de conditions de travail dans les centrales. Il est grand temps que ces problèmes soient pris en compte par le gouvernement, et non sacrifiées sur l’autel de l’austérité !

Le Parti de Gauche prépare une contribution sur ce sujet dans le cadre du DNTE et rappelle qu’aura lieu le 2 juin à Bollène, tout près du Tricastin, une marche contre l’austérité et pour la 6e République.

 

Communiqué : Le Parti de Gauche soutient les salarié-e-s d’EDF en grève contre le travail dissimulé

par Didier Thévenieau, Mathieu Agostini, Julie Del Papa

Lundi, à l’appel de Sud-énergie, les salarié-e-s ont entamé un mouvement de grève à la centrale nucléaire de Belleville (Cher), grève qui pourrait s’étendre aux autres centrales de la région : Dampierre-en-Burly (Loiret), Chinon (Indre et Loire) et Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-cher).

Ce mouvement est lié à une enquête ouverte contre EDF, pour « travail dissimulé, délit de marchandage et prêt illicite de main d’oeuvre » entre entreprises sous-traitantes intervenant à la centrale de Belleville, d’après le syndicat Sud-Energie. »

C’est sur la base de procès verbaux envoyés par l’ASN à l’inspection du travail que le procureur de la République de Bourges a fait procéder à des investigations.

Ces conditions de travail insupportables s’appliquent notamment et surtout aux salarié-e-s sous-traitants, qui sont en première ligne face aux dangers de la contamination et qui subissent en silence la dégradation d’une filière qui n’en finit pas de baisser ses coûts et de diluer ses responsabilités, au détriment de la sécurité des populations et du respect de notre environnement.

Ce mouvement de grève est donc un avertissement à EDF qui préfère faire des économies, au sacrifice  de la sûreté et de conditions de travail satisfaisantes.

Le parti de gauche appelle le gouvernement et les autorités compétentes à intervenir en urgence pour qu’EDF obéisse immédiatement aux recommandations de l’ASN. La soumission à l’Intérêt Général ne concerne pas que les ouvriers du nucléaire mais avant tout celles et ceux qui ont la responsabilité des centrales.

Le Parti de Gauche réaffirme son soutien plein et entier à ces employé-e-s qui luttent et combattent pour la sécurité de tou-te-s, notamment face aux menaces de perte de leur emploi, et la nécessaire urgence d’un retour d’EDF, d’AREVA et du CEA sous la responsabilité totale de l’État.