Communiqué : Marc versus Véolia : soutien du Parti de Gauche

Par Corinne Morel Darleux et Julie Del Papa.

Jeudi 16 janvier devait avoir lieu au Palais de Justice d’Avignon le procès qui opposait la multinationale Véolia à Marc, ancien employé de l’entreprise. 

L’eau est un bien universel, mais elle est surtout nécessaire à la vie humaine. Elle ne peut être une marchandise. C’est pour cette raison que Marc a longtemps refusé de couper l’eau à de nombreux foyers, préférant le dialogue avec les usagers afin de trouver une solution, de façon à leur faire éviter une coupure définitive. Un acte politique dont il paye les frais aujourd’hui. En effet, il a été licencié en juin dernier, pour « refus de mettre en œuvre les fermetures de branchements faisant suite au non-paiement des factures ».
Une centaine de personnes ont donc répondu à l’appel du collectif de l’eau du Grand Avignon et de la CGT et se sont rassemblés devant le tribunal pour soutenir Marc. Le Front de Gauche était lui aussi présent. Rassemblement qui a été de courte durée puisque nous avons appris que l’avocat de Véolia n’avait pu venir pour cause de maladie.
Le procès est donc reporté et plus que jamais, nous restons mobilisé-e-s pour le droit à l’eau. La lutte continue et nous ne lâcherons rien. 
Le Parti de Gauche rappelle qu’il se battra dans le cadre de la campagne des municipales pour le retour à la régie publique de l’eau, et s’engage à résister aux lobbies de l’eau à Bruxelles, au Parlement Européen.

Le Parti de Gauche appelle tou-te-s ses militant-e-s à signer la pétition en ligne : http://www.virepourledroitaleau.fr/

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Veoliavignon : Les multinationales gagnent du terrain, mais on ne lâche rien !

Lundi soir se réunissait le Conseil Communautaire du Grand Avignon (COGA) pour débattre, entre autres, du passage en régie publique de l’eau, ou la continuation en « délégation de service public ».

A cette occasion, le collectif de l’eau d’Avignon, auquel s’est joint le Front de Gauche, était présent dans le public, afin de défendre le retour à la régie publique. En vain…

Comme nous nous y attendions, la COGA a décidé de prolonger les contrats, et a précisé quelles seraient les entreprises privées qui géreraient l’eau de quatre communes jusqu’en 2020 :

– la SAUR pour 4 communes pour l’eau ;

– la SDEI pour 12 communes pour l’assainissement.

Une nouvelle qui tombe d’autant plus mal depuis que le Collectif a fait savoir qu’un million d’euros, payé par les usagers, avait disparu ! L’une des sociétés mises en cause, la SDEI, filiale de la Lyonnaise des eaux, affirme qu’elle a bien reversé les sommes évoquées par le Collectif de l’eau. Des explications ont donc été demandé au Trésor Public, mais elles restent encore sans réponse…

Le manque de transparence se fait cruellement ressentir au point que les consommateurs ne savent pas quelles sont les caractéristiques qui justifient le prix de l’eau.

Il est plus que temps d’exiger le retour à la régie publique de l’eau !

Colère et indignation

Non, je ne vais pas vous parler du Front de Gauche, des « alliances électoralistes », de la « trahison » du Parti Communiste parisien, etc. Non, je ne développerai pas mon avis sur cette question car si je dis que le Parti de Gauche a aussi une responsabilité dans ce qui arrive, cela ne plaira pas. Les communistes m’ont déçue, je ne comprends pas leur choix, mais tout n’est pas blanc ou noir d’un côté comme de l’autre. Mais de toutes façons, excusez-moi cher-e-s camarades, mais on s’en fout ! Il y a des problèmes bien plus grave que celui de savoir à qui appartient le Front de Gauche… et le logo ?! Ah le logo !

Bref. Aujourd’hui j’écris car je suis indignée, révoltée par ce que j’ai vu hier après-midi, alors que je passais rue de la République, à Avignon. Écouteurs dans les oreilles, je presse le pas car je n’ai pas beaucoup de temps avant de retourner travailler. Mais en passant au niveau du McDonald’s, de l’autre côté de la rue, stationnent deux voitures de la police municipale, et les agents encerclent une personne apparemment sans domicile fixe et lui demandent « gentiment » de bien vouloir dégager car il gêne. Et les gens passent, dans la plus grande ignorance. Je demande à une personne à côté de moi, lui aussi SDF, ce qu’il se passe, et il me dit que ce sont les commerçants qui se sont sûrement plaints. Et il part avec ses chiens. Une fois les flics partis, je continue ma route, la boule au ventre et la gorge nouée, jusqu’à la Poste, et je reviens, rue de la République toujours. Au loin, je vois encore une voiture de police arrêtée. Je me dépêche pour voir ce qu’il se passe, et le même scénario se reproduit… avec le jeune avec qui j’avais parlé quelques minutes auparavant. J’arrive trop tard et la voiture de police part. Envie d’exploser. Comment peut-on laisser faire ça ? Comment peut-on faire ça ? Et ces personnes, si misérables qu’on ne veut pas les voir, vous voulez qu’elles aillent où ? Et pourquoi ne les laisse-t-on pas tranquille à défaut de vouloir les aider ?

Ah mais vous comprenez, ça gâche la beauté des rues d’Avignon de voir autant de gens dans la misère ! Pauvres touristes, qui pensaient venir dans une ville ensoleillée où il fait bon vivre. Pauvres gens qui ne peuvent pas faire dix mètres sans « enjamber » une personne assise par terre, faisant la manche. Pauvres commerçants qui n’ont pas de clients à cause du SDF assis devant la vitrine et qui fait peur aux gens. Pauvres consommateurs qui ne peuvent pas aller faire du shopping sans qu’une personne affamée vienne leur demander vingt centimes pour pouvoir manger, et picoler un peu aussi. Et donner à manger à leur chien, leur ami fidèle. Ah les chiens, ça pue, ça fait ses besoins n’importe où, ça aboie. « Le bruit et l’odeur… »

Mais au lieu de les chasser comme des bêtes, on pourrait peut-être les aider, non ? Non… Tout le monde s’en fout en fait.
« Hé ho, réveille toi gamine, ça fait des années que c’est comme ça ! Qu’est-ce que tu veux y faire, c’est pas nouveau et c’est partout pareil. » Oui, oui je sais. Je sais que c’est partout pareil. Nice, Cannes, Strasbourg,… On expulse les sans-abri à l’extérieur de la ville et on les largue. Je sais que ça existe tout ça, mais même quand on le sait, une fois qu’on y est confronté, quand on est témoin d’un tel spectacle, ça change tout. Car ce qui est horrible à supporter en fait, plus que la misère, c’est de prendre quelqu’un contre son gré et l’emmener de force. SDF, sans-papiers, familles mises à la rue, etc. Mais après, où vont-ils tous ces gens-là ? Ils gênent là où ils sont, mais ils n’ont nulle part où aller et on ne leur propose rien si ce n’est de dégager.
« T’as qu’à les prendre chez toi ! » Mais oui, bien sûr ! Parce que c’est en hébergeant un SDF chez moi que va changer quelque chose ?! Comme si c’était un problème individuel et non pas social. Mais si en fait, c’est nous qui produisons les SDF, c’est notre société individualiste qui justement les produit !

Mais bon, on n’y peut rien vous dites… Mais bien sûr que si, et nous en sommes tou-te-s responsables ! Nous sommes responsables de notre lâcheté. Mais là aussi c’est le système qui nous rend lâche…

Les lâches et les salauds… Les salauds me dégoûtent. Les lâches me révoltent.

Je me révolte.

Bref.

Bon, et sinon, qui prend le logo Front de Gauche à Paris ? Pfff…

« Puisque des hommes crèvent sous les ponts, et ce monde s’en fout… » (Saez)

Véoliavignon : nouvelle dérive de la multinationale

Coup dur à la fin du mois de mai pour les Avignonnais-es…

Avignon, commune de plus de 89.000 habitant-e-s, notamment connue pour la gestion privée de ses biens communs, pourrait être rebaptisée Véoliavignon, tant les multinationales comme Véolia, Vinci, etc… ont la main mise sur tous les services dits publics.

Encore une fois, c’est Véolia qui se retrouve au cœur de la polémique. En effet, quelques usagers ont eu la mauvaise surprise de découvrir que des prélèvements automatiques sur leurs comptes courants aient été effectués sans autorisation. Des faits graves que condamne le Collectif de l’Eau du Grand Avignon. Il est plus que temps que ces dérives cessent. Une raison de plus qui nous montre combien une régie publique de l’eau est nécessaire…

C’est d’ailleurs pour cette raison que les Avignonnais-es, à l’appel du Collectif de Mme Landau, se sont retrouvés mercredi 5 juin, à 16h30, à la Mairie, où devait se tenir le Conseil Municipal. Des élu-e-s Front de Gauche étaient présent-e-s pour soutenir le Collectif dans son action. Une lettre ouverte a été remise à Madame la Maire, Maire-José Roig (UMP), afin qu’un débat sur Véolia et la régie de l’eau plus généralement soit ouvert. Cette demande a également été faite par un élu Front de Gauche, André Castelli, à qui Madame Roig s’est empressée de répondre qu’aucun débat sur la régie publique de l’eau n’aurait lieu en Conseil Municipal, car « cette compétence ne relève pas de la commune, mais de la communauté de communes (COGA) ». Mais nous pouvons demander ce qui empêche un simple débat, même si cette décision ne sera pas prise par les élu-e-s municipaux. Ce serait justement l’occasion pour Mme Roig d’entendre les voix et les propositions de ses adjoint-e-s et conseiller-e-s. Il semble évident que Madame la Maire n’est pas très à l’aise avec la démocratie…

Devant ce refus, le Collectif de l’eau compte bien entreprendre de nouvelles actions de sensibilisation, pour résister aux multinationales et leurs collaborateurs.

http://www.mareecitoyenne.fr/index.php/2-non-categorise/29-veoliavignon-nouvelles-derives-de-la-multinationale