Communiqué : la schizophrénie du gouvernement

Par Arthur Morenas, David Ammar, Laurent Ayrault et Julie Del Papa.

Une fois de plus, le gouvernement sème la confusion par sa position concernant l’exploration des mines d’hydrocarbures extrêmes.

Après s’être formellement opposé à l’exploration, l’extraction et l’exploitation des gaz et huiles de schiste, le ministre de l’écologie, M. Philippe Martin, a accordé le 7 septembre dernier quatre nouveaux permis de recherches « d’hydrocarbures liquides ou gazeux » en Alsace, en Moselle, dans les Landes et Pyrénées-Atlantiques, ainsi que celui du Nord-Cambrai, qui s’ajoutent aux permis dits « Valenciennois » et « Sud midi ».

Cette nouvelle doit nous alerter car ne nous leurrons pas : s’il ne s’agit aujourd’hui que de recherches, nous savons pertinemment qu’en cas d’évaluation positive, la suite logique sera l’exploitation de ces hydrocarbures.

Les lobbies pétroliers n’en sont pas à leur coup d’essai. En effet, si nous nous sentions protégés par la loi du 13 juillet 2011, ce n’est plus le cas depuis que le Conseil d’Etat a renvoyé devant le Conseil Constitutionnel le 12 juillet dernier la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) qui vise les articles 1 et 3. Ceux-ci interdisent l’exploitation des mines d’hydrocarbures par fracturation hydraulique et abrogent les permis de recherche qui y ont recours. Le manque de cohérence du gouvernement, par manque de position claire, renforce ces lobbies qui sont désormais en embuscade et prêts à tout pour arriver à leurs fins. C’est notamment le cas à Jouarre (Seine-et-Marne) où le pétrolier américain Hess Oil a déjà commencé à forer.

Aujourd’hui, il est plus que nécessaire de se mobiliser contre toute recherche d’hydrocarbures extrêmes ! Nous ne pouvons laisser la porte entre-ouverte aux lobbies pétroliers qui ne cherchent qu’à faire du profit au mépris de l’environnement.

Le Parti de Gauche dénonce les contradictions du gouvernement et demande au Ministre de l’Ecologie d’abroger et refuser toute demande de permis de recherche.
Nous serons mobilisés aux côtés des collectifs « non aux pétroles et gaz de schiste et de houille » et de toutes les forces de gauche et écologistes à l’occasion du No Fracking Day du 19 octobre prochain afin de faire front contre les gaz de schiste et de couche.

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« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. »

C’est avec indignation et colère que j’apprends dimanche soir la mort d’un homme, à Avignon.

Cet homme a été découvert inanimé, dans sa tente hier matin. Il avait trente-deux ans et était depuis longtemps en mauvaise santé. Cet homme est mort dans l’indifférence la plus totale… Après tout, ce n’était qu’un marginal, qu’un ancien toxicomane ! Et puis, il y a des hommes, des femmes et même des enfants qui meurent tous les jours, et on n’en fait pas tout un plat ! C’est la vie, ça arrive, c’est « normal »…

Je me sens coupable et je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu’aujourd’hui, alors que nous sommes tout de même au XXIème siècle, des personnes meurent de froid, de faim,… à cause de leur précarité. Je ne comprends pas pourquoi des hommes et des femmes ne peuvent pas avoir un toit et sont obligés de vivre dans la rue, de dormir sous une tente (ou pas d’ailleurs), sur les pavés des trottoirs, sont contraints à faire la manche pour avoir de quoi acheter un morceau de pain, pour avoir de quoi survivre… Et surtout, je ne comprends pas comment on peut laisser faire ça, comment on peut laisser mourir les gens dans la rue.

« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » (article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen)

« Toute personne a droit à une niveau suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de pertes de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. » (article 25.1 de cette même déclaration).

Ah ! Quelle est belle cette déclaration ! Elle le serait encore plus si ces droits étaient appliqués. Ces droits qui assurent la dignité humaine… Le droit au logement est un droit fondamental au même titre que les autres droits humains.

Aujourd’hui, en France, il y a plus de 130 000 sans-abris. Selon une étude de l’INSEE, plus de 800 000 personnes ont vécu dans la rue à un moment de leur existence. Inutile de vous dire que c’est trop. Ce sont des personnes comme vous et moi, qui ont eu moins de chance dans la vie. Ce n’est pas inéluctable. Nous pouvons les accompagner, les aider à se réinsérer dans la vie active, leur redonner confiance, leur donner le coup de pouce qui leur permettra de s’en sortir… Les principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité sont les mêmes pour tous. Pourquoi certains y auraient moins droit que d’autres ?

Il ne s’agit pourtant que de volonté politique, rien de plus. Mais alors que font-ils, ces hommes et ces femmes qui sont au pouvoir, qui ont les moyens de faire en sorte qu’il y ait moins d’inégalités, que les gens puissent vivre convenablement, avoir un toit, avoir de quoi manger, être tout simplement heureux… Que font-ils ?!

Depuis le 6 mai 2012, la gauche est au pouvoir. Nous avons un gouvernement composé de socialistes et d’écologistes. Ces personnes-là nous parlaient de changement… Certains y ont cru. Je n’y crois plus. Je n’y crois plus et je suis en colère. En colère car eux qui ont fait du combat socialiste le leur, devraient en toute logique lutter en permanence contre ces injustices ! Leur inactivité me fait penser qu’ils ont choisi cette étiquette du coeur qu’est le socialisme, non pas pour la défense de l’intérêt général, mais du leur, de leur ambition, de leur carrière…

Alors nous ne pouvons pas rester là, les bras croisés, à attendre que quelque chose se passe. Nous nous devons d’agir, au nom du bien commun qu’est l’humanité. Nous devons leur montrer que cela est possible, que rien n’est figé. Car nous vivons tous ensemble, « dans le même bateau »… Alors faisons en sorte que chaque individu puisse vivre convenablement et s’épanouir. Des solutions existent, j’en suis persuadée.