Communiqué : Le Parti de Gauche soutient les bloqueur-se-s d’uranium !

Par Julie Del Papa.

Le 12 septembre dernier, des militant-e-s du collectif Stop-Uranium ont bloqué un camion chargé de tétrafluorure d’uranium, un composé chimique radioactif, à sa sortie d’une usine dans la banlieue de Narbonne, afin de mesurer sa radioactivité, d’informer la population, ignorant tout de ces convois, sur leur dangerosité et leur fréquence.

LChaque jour, 3 à 5 camions provenant de cette usine circulent en moyenne, empruntent les autoroutes A9 et A7 sur plus de 200 km, et côtoient les usagers de la route de Narbonne à Pierrelatte (Drôme). Ni la population ni les maires n’en sont pour autant informés.

LLors de cette action non-violente de désobéissance civile, une militante a été interpellée de manière arbitraire et inculpée pour entrave à la circulation, et risque deux ans de prison ainsi que 4500 euro d’amende. Le jour du procès, le 7 janvier 2014, vingt-deux autres participant-e-s à cette action ont demandé, par solidarité, leur comparution volontaire, revendiquant ainsi le caractère collectif et politique de leur acte. Le procès a alors été renvoyé au 20 février pour complément d’information.

LLe Parti de Gauche dénonce la criminalisation des actions militantes pourtant pacifiques et soutient pleinement les lanceurs d’alertes.

LLe Parti de Gauche appelle à ses militant-e-s à se mobiliser le 20 février prochain pour le procès, et à signer dès à présent la pétition en ligne : http://www.sortirdunucleaire.org/Nous-sommes-tou-te-s-des-bloqueurs-ses-d-uranium

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Le temps d’agir !

Cela va faire bientôt un mois que je suis victime d’attaques sur internet. J’ai déjà eu l’occasion d’en parler ici ou . Ces attaques n’ont pas cessé mais elles viennent de changer de forme.

Après deux semaines de recul sur les réseaux sociaux, je reprenais le contrôle de mon compte Twitter. Et dans le quart d’heure, mon retour était signalé sur les réseaux fascistes, preuve que je suis traquée, surveillée. Le lendemain, un faux compte Twitter usurpait mon identité et tweetait en mon nom. Ce compte était identique au mien, à un détail près : en fond d’écran, le sexe d’un homme noir en érection. Dans la foulée un blog hébergé par WordPress avait été créé, où nous pouvions trouver un montage photo d’une scène pornographique avec ma photo. Le visage de la femme était remplacé par le mien et le sous-titre précisait que c’était une photo exclusive «  du viol de Julie Del Papa ! ». Soudaine envie de vomir…

Après avoir alerté mes ami-e-s et camarades, et interpellé Twitter France publiquement, nous avons signalé le compte usurpant mon identité et le blog, et ils ont rapidement été suspendus. C’est alors qu’un deuxième compte Twitter, ressemblant fortement au premier, a été mis en ligne, mais avec des éléments nouveaux : des photos de ma propre famille, dont ma petite sœur de deux ans, toujours sur fond pornographique. Le compte a été suspendu dans les 24 heures grâce à vos nombreux signalements. Un grand merci encore à vous tou-te-s.

Je suis allée déposée une nouvelle plainte contre X au commissariat d’Avignon, pour usurpation d’identité.

Ces méthodes sont inqualifiables et cette attitude est révélatrice de ce qu’est l’extrême droite et le Front National. Insultes, intimidations, appel à la haine, sexisme, racisme, humiliation, machisme, soumission, référence au nazisme… Celles et ceux qui utilisent ces méthodes et qui revendiquent publiquement leur soutien au Front National ne sont pas républicain-e-s. Et ce parti d’extrême droite n’est pas républicain.

Il est temps d’agir. Le Parti de Gauche, par la voix de Martine Billard, sa co-présidente, m’a réaffirmé son soutien et m’accompagnera dans toutes mes démarches pour que cette affaire soit traitée au plus vite. Elle a alerté le cabinet de Christiane Taubira et a évoqué ce que je subissais lundi soir dans l’émission Mots Croisés en s’adressant au vice-président du Front National, Florian Philippot. De plus, le Gouvernement, notamment les ministres Christiane Taubira et Manuel Valls, a été interpellé de différentes façons par notre députée du PCF/Front de Gauche, Marie-George Buffet, et par Sergio Coronado (EELV), Sandrine Mazetier (PS) et Jérôme Guedj (PS). Ces soutiens sont un premier pas essentiel, mais les réponses fournies par les pouvoirs publics ne suffisent pas. La Justice fait traîner l’affaire, il est temps de lui demander d’agir et de mettre la pression sur Twitter et WordPress pour qu’ils arrêtent de protéger des criminels.

La pétition lancée il y a environ trois semaines a déjà récolté plus de 9000 soutiens. Il nous faut tous et toutes la relancer pour que je puisse remettre un maximum de signatures à la Ministre de la Justice : http://nopasaran.wesign.it/fr . Elle est un point d’appui nécessaire à notre démarche. Nous tiendrons alors une conférence de presse pour rendre compte des différentes démarches mises en œuvre.

A l’heure où le Front National profite des bassesses du système médiatique et de l’agonie de la Vème République, nous nous devons, ami-e-s, camarades, républicain-e-s de tous bords, de faire apparaître au grand jour les visages des soutiens les plus fervents du Front National et de l’extrême-droite française.

A vous tou-te-s qui me soutenez…

Bonjour à toutes et à tous,

Je tenais d’abord à vous remercier pour les milliers de soutiens qui affluent sans cesse depuis quelques jours, pour les pétitions lancées, les réactions sur les réseaux et les témoignages collectifs qui me touchent profondément. C’est un grand réconfort dont j’avais besoin, mais au-delà de ça, c’est la preuve que nous sommes toutes et tous républicain-e-s, malgré parfois nos divergences politiques, et que nos valeurs communes sont celles de la lutte pour des idées et non un combat contre des minorités précaires ou des personnes isolées, comme celui que mène cette extrême-droite, qui révèle là son insondable lâcheté.

Ces attaques sont évidemment une preuve de lâcheté mais aussi la marque d’une ignorance coupable. En nous menaçant (je pense particulièrement à mes camarades Nathanaël, Sophia, et Sydne) ils croyaient traquer des proies faciles mais ce qu’ils n’avaient pas mesuré c’est qu’aucun-e d’entre-nous n’est jamais seul-e, nous sommes toujours des milliers.

Beaucoup se sont inquiété-e-s pour moi, et je suis navrée de ne pas avoir pu répondre à vos messages et vous donner des nouvelles plus tôt. J’espère que vous comprendrez que la situation exige de la prudence et du recul… Je vais bien, et mon moral revient au mieux comme vous avez pu le constater depuis le début de ce billet.

A la suite des événements, des agression verbales, des appels à la haine, au viol ou encore au meurtre sur les réseaux sociaux, et Twitter en particulier, j’ai été victime de tentatives de piratages sur Internet, mais aussi, en effet, d’une agression physique dans la rue. Il est impossible, pour l’instant, de savoir si tout cela est lié mais la coïncidence est troublante et semble ne pas faire de doute pour la police. Ma plainte a enfin été acceptée et je crois savoir que le dossier, jugé sensible par les autorités, avance bien. Mon agression publique a été sans conséquence physique, mais sa violence, dans ce contexte, a été difficile à supporter.

Aujourd’hui, ma sécurité est assurée, et je suis plus que jamais déterminée à continuer la lutte, et mon but est de faire aboutir les poursuites engagées.

Au-delà du combat personnel, il s’agit que la justice, le gouvernement, la société toute entière, reconnaissent et condamnent la violence des attaques d’une extrême-droite qui confond la liberté d’expression avec le fait de déverser sa haine. La banalisation des idées du Front National (auquel se réfèrent sans ambiguïté bon nombre de mes agresseurs, comme le démontre cet article) et ses soutiens médiatiques et politiques nationaux, donnent une raison d’être à celles et ceux qui appellent impunément au viol, au meurtre et à la déportation parfois, à la violence sur autrui toujours. Chaque citoyen-ne, quelles que soient ses raisons que je ne juge pas, doit comprendre qu’en votant pour le Front National, ils donnent aussi du pouvoir à ses extrémistes de la haine ordinaire, cachés derrière leurs ordinateurs. Cet état de fait doit cesser et chacun-e doit mesurer sa responsabilité.

La liberté d’expression ne consiste pas à dire tout haut ce que l’on veut, mais bien à accepter le débat d’idées, à avancer des arguments, à écouter la contradiction, surtout en politique. Twitter, Facebook, et tous les réseaux sociaux ne doivent plus échapper à la loi qui régit la liberté de la presse. En tant que lieux publics, ces réseaux doivent respecter les règles de notre République humaniste. La police m’a informée que Twitter France « refuse systématiquement de répondre aux réquisitions judiciaires ». Il est temps que cette multinationale montre qu’elle est prête à respecter nos valeurs, à obéir à nos lois ou alors à être condamnée pour son laxisme. Sa responsabilité est en cause et mon combat, notre combat devra aussi être celui-là. Si des internautes se croient autorisés à tout, et en premier lieu ceux de l’extrême droite dont la violence dépasse la raison, c’est d’abord parce que les grands groupes qui régissent ces réseaux les laissent agir.

De nombreux articles ont été publiés sur cette affaire. Je n’ai moi-même accepté aucune autre interview que celles de Michel Soudais pour Politis et Caroline Constant pour l’Humanité, et je les remercie du respect qu’ils m’ont témoigné. Je considère que la majorité des médias nationaux jouent d’ordinaire de façon irresponsable avec la montée de la violence d’extrême-droite. En mettant, depuis plus d’un an, sur le même plan le Parti de Gauche (Front de Gauche) et le Front National, ils ont volontairement effacé la ligne qui sépare les partis républicains des partis extrémistes. Notre gauche, le cœur de la gauche, se bat pour des idées, des valeurs qui jamais ne nous ferons nous attaquer à l’autre parce qu’il/elle est une femme, un-e homosexuel-le, une immigré-e, un-e chômeur/-se, etc…

Nous ne sommes pas extrémistes.

Nous nous battons pour défendre tout ce que la haine d’extrême droite qui s’est déversée contre moi cherche à détruire pour installer son autoritarisme.

Nous nous battons pour la justice sociale, l’entente entre les peuples, la paix, l’égalité, la liberté.

Je vais bien, vous l’avez compris. Et même si je continue de rester à distance, nous sommes ensemble.

No pasaran !

J’ai pour habitude de valider tous les commentaires qui me sont envoyés. Mais exceptionnellement ceux de ce billet ne seront pas publiés pour éviter de déclencher de nouvelles attaques.

Véoliavignon : nouvelle dérive de la multinationale

Coup dur à la fin du mois de mai pour les Avignonnais-es…

Avignon, commune de plus de 89.000 habitant-e-s, notamment connue pour la gestion privée de ses biens communs, pourrait être rebaptisée Véoliavignon, tant les multinationales comme Véolia, Vinci, etc… ont la main mise sur tous les services dits publics.

Encore une fois, c’est Véolia qui se retrouve au cœur de la polémique. En effet, quelques usagers ont eu la mauvaise surprise de découvrir que des prélèvements automatiques sur leurs comptes courants aient été effectués sans autorisation. Des faits graves que condamne le Collectif de l’Eau du Grand Avignon. Il est plus que temps que ces dérives cessent. Une raison de plus qui nous montre combien une régie publique de l’eau est nécessaire…

C’est d’ailleurs pour cette raison que les Avignonnais-es, à l’appel du Collectif de Mme Landau, se sont retrouvés mercredi 5 juin, à 16h30, à la Mairie, où devait se tenir le Conseil Municipal. Des élu-e-s Front de Gauche étaient présent-e-s pour soutenir le Collectif dans son action. Une lettre ouverte a été remise à Madame la Maire, Maire-José Roig (UMP), afin qu’un débat sur Véolia et la régie de l’eau plus généralement soit ouvert. Cette demande a également été faite par un élu Front de Gauche, André Castelli, à qui Madame Roig s’est empressée de répondre qu’aucun débat sur la régie publique de l’eau n’aurait lieu en Conseil Municipal, car « cette compétence ne relève pas de la commune, mais de la communauté de communes (COGA) ». Mais nous pouvons demander ce qui empêche un simple débat, même si cette décision ne sera pas prise par les élu-e-s municipaux. Ce serait justement l’occasion pour Mme Roig d’entendre les voix et les propositions de ses adjoint-e-s et conseiller-e-s. Il semble évident que Madame la Maire n’est pas très à l’aise avec la démocratie…

Devant ce refus, le Collectif de l’eau compte bien entreprendre de nouvelles actions de sensibilisation, pour résister aux multinationales et leurs collaborateurs.

http://www.mareecitoyenne.fr/index.php/2-non-categorise/29-veoliavignon-nouvelles-derives-de-la-multinationale

Communiqué : Soutien aux agents de l’UPMS en grève illimitée à Tricastin

Par Mathieu Agostini, Julie Del Papa, Arthur Morenas, Corinne Morel Darleux, Didier Thévenieau

Alors que la Ministre en charge de l’énergie Delphine Batho affirmait le 30 mai au Sénat que la sûreté nucléaire est la priorité du gouvernement, la réalité du terrain dément les discours des experts qui se veulent rassurants.

Après la centrale nucléaire de Belleville, c’est au tour des pompiers et agents de l’Unité de Protection de la Matière et du Site (UPMS) de se mettre en grève illimitée à l’appel de la CGT.

Ce mouvement de grève fait suite à la mutualisation en cours depuis le 1er avril de la FLS (Force Locale de Sécurité) et de l’UPP (Unité de Protection Physique). Celle ci entraine une baisse des effectifs au détriment de la sécurité des travailleurs. Elle diminue le nombre d’agents et supprime la présence d’infirmiers capables d’effectuer les premiers secours la nuit et le week-end. Une fois de plus au nom des économies on met en péril la population et l’environnement.

Ces salariés luttent pour l’intérêt général. Ce mouvement de grève est un avertissement à Areva qui privilégie la sacro-sainte « compétitivité » au détriment de la sûreté et de conditions de travail satisfaisantes. Il est aussi un appel pour que la démocratie vive dans toutes les entreprises.

Le Parti de Gauche réaffirme son soutien plein et entier à celles et ceux qui luttent et combattent pour la sécurité de tou-te-s. Il réaffirme la nécessaire urgence d’un retour sous maîtrise publique d’EDF, d’Areva et du CEA sous la responsabilité conjointe de l’Etat et des citoyens.

Cela fait des années que nous alertons sur les problèmes de sécurité, de radioprotection et de conditions de travail dans les centrales. Il est grand temps que ces problèmes soient pris en compte par le gouvernement, et non sacrifiées sur l’autel de l’austérité !

Le Parti de Gauche prépare une contribution sur ce sujet dans le cadre du DNTE et rappelle qu’aura lieu le 2 juin à Bollène, tout près du Tricastin, une marche contre l’austérité et pour la 6e République.