Pourquoi la société de demain devra-t-elle être une société décroissante ?

Aujourd’hui, et depuis pas mal de temps déjà, la crise, l’austérité, la croissance, etc… se retrouvent au coeur de l’actualité et des débats politiques. Nous sommes mis au pied du mur face à cette crise qui nous oblige à prendre des décisions en ce qui concerne notre futur mode de vie. Car, qu’elle soit économique, sociale, ou écologique, elle nous concerne tous. Pour ma part, je suis partisane de la décroissance. Pas de retour à la bougie, à la cueillette, et au troc, rassurez-vous ! C’est donc la raison pour laquelle il sera principalement question d’écologie et d’énergie dans cet article, afin de permettre à plusieurs d’entre nous de réfléchir sur sa propre façon de consommer, de s’orienter vers une sobriété énergétique, bénéfique pour la planète, mais aussi pour notre portefeuille ! Alors en attendant que la politique s’en mêle, nous n’avons rien à perdre à changer nos habitudes.

Kenneth Boulding disait : « Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » Et comme il avait raison ! Notre modèle énergétique actuel est basé sur une croissance infinie tandis que nos ressources sont limitées. Si tout le monde vivait comme nous, il faudrait trois planètes comme la Terre pour subvenir à nos besoins ! Pas besoin d’avoir fait math’ sup’ pour comprendre qu’il faut changer notre mode de vie, notre façon de consommer, de se pencher sur nos dépenses d’énergies, etc… Mais comment et par quoi commencer ? Et bien, vous verrez que ce n’est pas si compliqué que ça ! Le modèle de la décroissance est basée sur la sobriété, l’efficacité et le renouvelable, c’est-à-dire éviter les gaspillages, réduire les pertes d’énergies, etc… Il s’agit tout simplement de consommer mieux au lieu de produire plus, afin de vivre simplement. Alors, que pouvons nous faire concrètement ? Je vais essayer de vous montrer par quelques exemples qu’il n’est pas difficile de penser et vivre la décroissance au quotidien ! Je ne pourrais évidemment pas développer toutes les astuces, pour éviter de faire un article trop long, mais si vous avez besoin de plus d’informations, n’hésitez surtout pas à me contacter ! Pareil si vous avez des tuyaux à nous donner…

Pour commencer, l’habitat. Les bâtiments  participent pour plus de 40% à l’énergie consommée dans notre pays et contribuent à plus de 20% aux émissions de gaz à effet de serre. Pour contrer à cela, la meilleure solution reste l’isolation. Il est possible d’économiser jusqu’à 30% d’énergie en isolant les combles, toits, murs, plancher, fenêtres, etc… En hiver, baisser la température du chauffage de 20°C à 19°C permet de diminuer d’environ 7% le montant de la facture d’électricité. Autre moyen de faire des économies, couper la veille ! Ordinateur, télévision, lecteur DVD, four à micro-ondes et autres appareils sont branchés 24h/24 et restent en veille. Un lecteur DVD utilise plus de 90% de sa consommation électrique annuelle… quand il ne fonctionne pas ! Couper les veilles est facile : il suffit de brancher les appareils concernés sur une multiprise à interrupteurs. Ainsi, vous pourrez économiser entre 30 et 50€ par an, par foyer. Si cette économie peut paraître petite à l’échelle individuelle, elle devient grande à l’échelle nationale, car multipliée par le nombre de ménages. En ce qui concerne l’eau potable, chaque goutte compte ! Prendre une douche rapide de 4 à 5 minutes (en fermant les robinets lorsqu’on se savonne) plutôt qu’un bain, c’est diviser au minimum par 4 sa consommation d’eau et d’autant l’énergie nécessaire pour la chauffer. Au final, il est possible d’économiser jusqu’à 400€ par an ! Mais attention, les économies faites sur la consommation d’énergie dans la maison peuvent vite être annulées par nos achats… Alors comment acheter et consommer mieux ?

La première question à se poser est : est-ce vraiment nécessaire ? Ensuite, comment puis-je devenir moi-même un “éco-consommateur” ? Tout simplement, en acquérant quelques réflexes : privilégier les produits portant des écolabels (NF Environnement ou l’écolabel européen), acheter des produits issus de l’agriculture biologique, des produits locaux et de saison, préférer la location à l’achat si vous n’avez pas l’utilité du produit au quotidien, respecter les doses d’utilisation des produits, faire ses courses près de chez soi pour éviter de prendre la voiture, les faire avec son cabas ou son panier pour ne pas avoir à demander de sacs en plastique à la caisse (et de le payer !), choisir les produits les moins emballés, réparer, donner, vendre, ne pas gaspiller… Bref, ne plus jeter. Pour les appareils électroménagers, il est raisonnable de bien regarder l’étiquette énergie, pour repérer ceux qui vont permettre de réduire les dépenses d’énergies. Je peux vous assurer que votre porte-monnaie se videra moins vite ! Le plus dur est de changer ses habitudes, mais une fois que c’est fait, cela deviendra vite naturel ! A vous de jouer !

 

Pour écrire cet article, je me suis inspirée des différentes documentations prises sur le marché éco-bio le week-end dernier dans la Drôme. Tout n’est donc pas de moi… Le but ici étant de partager les informations ;-)

L’abstention n’aura pas ma voix !

A quelques jours à peine du premier tour des élections présidentielles, je tenais à écrire un article de blog. Non pas pour vous convaincre de voter Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), rassurez-vous, certain-e-s camarades le font assez bien comme ça ! Non, je voulais m’adresser à celles et ceux qui pourraient ne pas aller voter…

 Selon moi, il est important de différencier l’abstention et le vote blanc. Lors d’une élection, les personnes qui votent blanc sont généralement celles qui n’ont pas trouvé un candidat qui représente leurs idées. Cela ne veut pas pour autant dire qu’ils se moquent des élections. Bien au contraire ! Ceux-ci se sentent concernés par la politique, l’actualité, mais ont été déçus, sont désespérés… et décident alors de montrer leur mécontentement par ce fameux “vote blanc”. En revanche, les abstentionnistes sont de l’avis que le système actuel ne peut répondre aux attentes de l’individu et n’est donc pas satisfaisant. Le refus de voter est donc un acte politique. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de comptabiliser les votes blancs comme votes à part entière, afin de ne pas les confondre avec les “non votants”. C’est déjà le cas dans des pays comme la Suisse, l’Espagne, la Suède,… Cependant, l’abstention involontaire ne représente que 10% environ de l’abstention. Cela montre bien que ce n’est pas majoritairement un problème d’information…

Ceci dit, il n’est pas trop tard ! Il est encore temps de réfléchir et de changer d’avis. Non, penser que voter ne sert à rien est une erreur ! “Si tu ne t’occupes pas de politique, la politique s’occupe toujours de toi” ! Tout est dit ! Il est vrai que jusqu’à maintenant, les différents gouvernements en place n’ont jamais vraiment écouté ce que voulait le peuple. Les grèves, les manifestations, et autres actes de résistance n’y ont rien fait. Surtout ces cinq dernières années. Peut-être ai-je cette impression car j’étais trop petite avant pour m’en rendre compte… Mais peu importe. Le vote électoral reste une façon de s’exprimer, il est un outil. Grâce à lui, nous pouvons dire “stop !” à la politique actuelle, ou alors l’approuver en votant pour le candidat sortant. Alors, oui, il est vrai qu’aucun candidat n’est parfait, mais je pense qu’il y a forcément des valeurs communes, des idées que l’on partage avec tel ou tel candidat, et non avec d’autres. C’est donc un vote par élimination… Mais malheureusement, tant que le vote blanc ne sera pas comptabilisé, je ne vois pas d’autre solution. Nous n’avons rien à gagner à nous abstenir. C’est aussi pour cette raison que j’ai décidé de m’engager. Pour ma part, je voterai donc, à votre grand étonnement je le sais, Jean-Luc Mélenchon. Et au second tour aussi, soyons fous ;-)

“Que dit la loi ? Tu ne tueras pas ! Comment le dit-elle ? En tuant !”

Bien évidemment, il s’agit ici d’une réflexion sur la peine de mort. Mais avant cela, un peu d’Histoire…

18 septembre 1981. Après deux jours de débats, l’Assemblée nationale adopte par 363 voix contre 117, le projet de loi portant l’abolition de la peine de mort présenté par Robert Badinter, alors garde des Sceaux et ministre de la Justice. Douze jours plus tard, le texte est voté par le Sénat, par 160 voix contre 126.

Vidéo : Discours de Robert Badinter

Au départ, la peine de mort était vue comme une réparation indispensable, comme une garantie de la sécurité pour les sociétés. Il a fallu tout de même attendre le XVIIIème siècle pour que la légitimité de celle-ci soit remise en cause. C’est à cette époque que débute réellement le débat sur le droit de l’État de supprimer la vie.

Avant cela, la peine de mort était considérée comme une évidence. Elle l’est toujours aux yeux de certains de nos concitoyens. Essayons donc de voir quels sont les arguments en faveur du rétablissement de cette punition. En effet, la peine de mort est souvent le moyen de “rendre justice”. C’est la loi du Talion. C’est-à-dire qu’il est logique de tuer quelqu’un qui a lui-même enlevé la vie à une autre personne.  Une sorte d’équilibre, de proportionnalité entre la faute et la sanction. Ainsi, elle est utile pour dissuader de commettre l’irréparable, une menace pour intimider celui qui veut tuer. Car il est normal d’avoir peur de la mort. On se dit alors que quelqu’un y réfléchirait à deux fois avant de tuer, violer, etc… Puis, j’imagine le soulagement que la famille et les proches de la victime peuvent ressentir si le criminel en question est éliminé ! On nous dit souvent que les personnes incarcérées peuvent sortir au bout de X années, pour “bonne conduite”. Et lorsqu’ils sortent sans avoir été suivis psychologiquement, réinséré dans la vie active, il y a un risque de récidive. Donc, pour éviter cela, autant supprimer définitivement le fauteur, non ? Ensuite, vient l’argument économique : la peine de mort est rentable. Pourquoi ? Parce que cela nous coûte moins cher que d’entretenir les délinquants en prison. Après tout, pourquoi devrions-nous payer pour des criminels ? On pourrait investir l’argent ailleurs !

Mais alors, pourquoi la peine de mort a-t-elle été remise en cause ?

Il est vrai qu’aujourd’hui cette question fait encore débat. Nous pouvons prendre par exemple le programme de Marine Le Pen pour le Front National à l’élection présidentielle. Je suis allée faire un tour sur leur site (http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/autorite-de-letat/securite/) et voici une capture écran que j’ai pu faire :

Pour ma part, je trouve cette position dangereuse. Je pense que même la plus monstrueuse des personnes a le droit à une seconde chance. Je m’explique. En fait, cette question en pose plusieurs, notamment celle du pardon. En effet, si nous condamnons quelqu’un à mort, cela veut dire qu’il ne mérite pas le pardon. Y a-t-il des faits tellement inhumains qu’ils semblent impardonnables, au point de mériter la peine de mort ? Mais qui sommes-nous pour juger de l’impardonnable ? Juger qui mérite le pardon et qui ne le mérite pas, n’est-ce pas juger qui mérite l’humanité ? De quel droit alors un homme peut-il juger de l’humanité d’un autre ? Certes, la démonstration qui va suivre s’inscrit dans un point de vue philosophique, mais il semble nécessaire ici de rester objectif, et d’écrire sans se laisser submerger par la passion qui nous anime.

Traditionnellement, le pardon est réservé à Dieu, au Roi. Seul Dieu peut juger de l’impardonnable. Ainsi, refuser le pardon c’est se prendre pour Dieu, et donc, c’est être injuste. Le pardon relie ( religio ) les hommes. Laïquement, refuser le pardon, c’est entretenir la haine, la rancœur, c’est préparer à la vengeance. Seul le pardon permet la cohésion sociale. Sans lui, pas de vie en commun. Car l’injustice subie ne doit pas nous rendre injuste nous-même. De plus, tout homme peut regretter, changer. Refuser le pardon, c’est refuser que l’autre puisse être un homme. Mais un homme ne se réduit pas à ce qu’il a fait. Attention, en aucun cas il ne s’agit ici de dire que, pardonner, c’est lever les sanctions pénales ! Si la sanction est une vengeance, la lever revient à pardonner. Si la sanction est une peine objective, elle est indépendante du pardon, de la victime. Une justice de la victime est une justice de la vengeance, comme c’est le cas pour la peine de mort. Le pardon sera donc d’autant plus facile si le coupable demande le pardon. En fait, celui qui revendique sa faute devient un monstre et semble alors inhumain donc impardonnable. Mais alors la question ne se pose pas car dominé par sa monstruosité, il perd sa volonté propre et donc sa responsabilité. Cette attitude pathologique n’est donc plus d’ordre morale, elle est amorale. Mais la mort n’est pas pour autant une solution…

Enfin, il nous vient à nous demander quelles seraient les sanctions encourues par le coupable, et donc parler des prisons et remettre en question ce système carcéral. Peut-être sur une prochaine note de blog ?

 

Merci à Didier pour le cours de philosophie sur le pardon, sans lequel je n’aurais pu écrire cet article.

2012, nous y voilà !

Ça y est, nous y sommes ! L’année 2012 est à nous ! Alors pour jouer l’originalité, je vous souhaite à tou-te-s une très bonne année, qu’elle vous apporte du bonheur, de beaux moments passés en compagnie des personnes que vous aimez, des crises de fou rire à en avoir mal au ventre, etc… Car après tout, c’est le plus important. Le reste, c’est du matériel. Mais ça, c’est de vous à moi, de moi à vous. D’une manière plus générale, j’avais déjà formulé mes voeux pour l’année 2011. Ceux-ci sont toujours d’actualité.

En voici un extrait : “Pour 2011, j’aimerais que des gens n’aient plus à dormir dehors, que l’on se soucie un peu plus de la question de l’écologie, qu’il n’y ait plus de guerres, qu’il y ait moins d’inégalités entre les hommes, que la femme soit l’égale de l’homme, que les gens soient plus humains et cessent de ne penser qu’au fric, qu’il n’y ait plus de racisme, que les homo et bisexuels puissent avoir les mêmes droits que les hétérosexuels, que l’on abolisse la peine de mort partout dans le monde, que tout le monde puisse avoir accès aux soins médicaux donc il a besoin, que les gens s’entraident, que l’on arrête de produire en masse, que l’on entende enfin parler sérieusement de la sortie du nucléaire, que le gouvernement écoute le peuple, que le plus riche soit prêt à donner un peu de sa fortune pour aider le plus pauvre, que tout le monde puisse avoir accès à l’éducation, que l’on arrête de privatiser tous les services publics, que les gens se sentent concernés par tout ce qui se passe dans le monde, que les gouvernements de nos pays respectifs arrêtent de nous demander de payer une crise dont nous sommes pas responsables, que les gens votent à toutes les élections, que tout le monde puisse manger à sa faim, qu’il n’y ait plus de violence tant physique que morale, que l’on ait un Président de la République digne de ce nom, que les gens puissent s’exprimer, que les homosexuels puissent donner leur sang, que l’on abolisse les privilèges une bonne fois pour toute, que les gens se réveillent et se séparent de leur télévision pour penser par eux-même et développer un esprit critique, que l’on arrête de faire travailler des enfants, que l’on ne nous demande pas de travailler plus pour ne pas gagner plus, etc… Que les gens soient enfin heureux. J’en rêve.”

Quand je me relis, et quand je revisualise l’année qui s’est écoulée, j’ai du mal à garder espoir. On me dit souvent que je suis naïve, que de toutes façons, c’est comme ça et que rien ne pourra changer… Enfin, pas ça en tout cas. Pourtant, ce sont des choses essentielles à mes yeux. Quoi de plus important que le bonheur ?

Mais cette année, je me permet d’y croire, en un avenir meilleur, en un véritable changement. Parce que cette année, nous avons l’occasion de mettre à la porte ceux qui se permettent de décider ce qui serait soit-disant bon pour la France. Tu parles ! Ce sont ces personnes qui nous conduisent droit au mur depuis le début. Il y en a marre ! J’en ai marre. Alors cette année, j’irai voter. Personnellement, je ne pense pas que seules les élections pourront changer la donne, mais elles sont au moins un moyen de nous exprimer. C’est, pour l’instant, le seul moyen non-violent de redonner une chance à la France, en notre pays. Pour moi, l’idée que je me fais de la France que j’aime, est celle portée par le Front de Gauche. Je ne vais pas ici faire une liste des alternatives que nous proposons, mais je crois que c’est possible. Je suis confiante en l’avenir, car tant qu’il y aura des gens, sincères dans leur engagement, qui se battront pour le peuple, pour l’Humain, alors il y a de l’espoir. Tout le monde peut le faire, apporter sa petite touche, participer à la dynamique, selon ses propres moyens, etc… Et puis, peu importe qui y arrivera. Par exemple, peu importe qui nous sortira du nucléaire, tant que l’on en sort ! Vous voyez ce que je veux dire ? Mais pour moi, c’est le Front de Gauche qui défend le mieux mes idéaux, qui est le “moins pire”, pour les sceptiques.  C’est pourquoi je donnerai tout ce que j’ai, le maximum de mon temps, pour que l’on puisse y arriver… Et vous ?

Allez, une petite vidéo des voeux de Jean-Luc Mélenchon ;-)

“En 2012, prenez le pouvoir !”

Lettre ouverte à la Municipalité de Strasbourg

A Strasbourg, le 11/11/2011

Aujourd’hui, comme tous les autres jours, je me rends à mon lieu de travail à pied.

Aujourd’hui, comme tous les autres jours, je croise différentes personnes dans la rue, des hommes et des femmes, tout âge confondu, et parmi eux, des gens que l’on appelle “SDF”.

Aujourd’hui, comme tous les autres jours, j’ai une boule au ventre, la gorge serrée, le coeur battant plus vite que la normale en passant devant eux.

Aujourd’hui, et comme tous les autres jours, un timide “bonjour” s’échappe de ma bouche, car je ne peux malheureusement leur offrir qu’un sourire, de la reconnaissance.

Je m’appelle Julie Del Papa, et j’ai vingt ans. Comme beaucoup de jeunes, j’ai du mal à joindre les deux bouts, et je n’ai donc pas les moyens de venir en aide à ces personnes. Mais vous ? Vous avez du pouvoir, des moyens.

Plus d’un million d’euros pour le marché de Noël ( dont 195 000 euros pour le seul grand sapin de la place Kléber, 510 000 euros pour les illuminations, 300 000 euros pour les animations, etc… ) ; plus d’un million d’euros de subventions versées par les collectivités locales pour le Grand Rallye d’Alsace ; et j’en passe ! Tout cela est-il vraiment nécessaire, dans le sens où est nécessaire un caractère qui ne peut pas être autrement, c’est-à-dire, qui ne peut pas ne pas être ? Est-ce vital ? Car pour ces personnes qui vivent dans la rue, ce sont leurs vies qui sont en jeu.

“Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.” ( article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme )

“Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. ” ( article 25.1 de cette même déclaration )

Depuis le début de l’année, une quinzaine d’hommes et de femmes vivants dans la rue ont perdu la vie. Comment peut-on tolérer cela ? Comment peut-on rester indifférent, ne rien faire, et continuer ainsi ?

Alors oui, je suis en colère. Je suis en colère d’autant plus que vous, Monsieur le Maire, vous qui avez fait du combat socialiste le vôtre, vous devriez en toute logique lutter en permanence contre ces injustices. Votre inactivité, parfois, me fait penser que vous avez choisi cette étiquette du coeur qu’est le socialisme, non pas pour la défense de l’intérêt général, mais du vôtre, de votre ambition, de votre carrière.

Qu’avez-vous fait, concrètement ? Que comptez-vous faire ? Le droit au logement est un droit fondamental au même titre que les autres droits de l’Homme et du citoyen. Et il ne s’agit de là que d’une volonté politique, rien de plus, car à en voir les dépenses faites pour les différents évènements organisés par la Mairie de Strasbourg, nous ne manquons pas de moyens financiers.

Ce sont des personnes comme vous et moi, qui ont eu moins de chance dans la vie. Ce n’est pas inéluctable. Nous pouvons les accompagner, les aider à se réinsérer dans la vie active, leur redonner confiance.

Les principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité sont les mêmes pour tou-te-s. Pourquoi certain-e-s y auraient plus droit que d’autres ?  Après tout, nous vivons tou-te-s ensemble, “dans le même bateau” ! Alors faisons en sorte que tout aille bien, pour chaque individu. Car des solutions existent, j’en suis persuadée.

En espérant recevoir une réponse de votre part, je vous prie d’agréer mes sincères salutations.

Julie Del Papa.

Nouveau départ !

Ça y est, je m’y suis enfin remise ! Après avoir laissé mon ancien blog à l’abandon, et ce malgré les nombreuses visites, j’ai décidé de réécrire. Il faut dire que j’ai eu du mal à me faire à WordPress, un peu trop compliqué pour moi !

Je vais donc essayer d’alimenter mon blog fréquemment, pour vous y raconter le déroulement des différentes campagnes, présidentielle et législative, vous donner mon point de vue sur certains sujets d’actualité, mes prises de positions, etc… Enfin, un peu comme avant tout compte fait ! ;-)

Allez, bonne lecture, et n’hésitez pas à me contacter pour des questions ou remarques !

Julie.